Documents > Communiqués de presse

Communiqués de presse

Date :
28 janvier 2013

Objet :


De :
AVIGOLFE

L'Association Avigolfe (Association des Victimes civiles et militaires des guerres du Golfe et des Balkans) a appris la décision de Mme la ministre de la Justice de muter la juge d'instruction Mme Bertella-Geffroy chargée des enquêtes menées au pôle Santé. Cette juge d'instruction est chargée des plaintes en pénal contre X d'anciens militaires de la Guerre du Golfe et de celles des Balkans depuis 2001. Il s'agit d'un dossier extrêmement lourd et complexe dont Avigolfe estime qu'il ne serait pas dans l'intérêt de la justice qu'il soit instruit par un nouveau juge d'instruction non informé.
Avigolfe demande en conséquence instamment à Mme la Ministre de la Justice de revenir sur sa décision jusqu'à la clôture de l'instruction de ces plaintes, quelles que soient ses conclusions.

Le Président
Hervé DESPLAT

Communiqués de presse

Date :
29 novembre 2010

Objet :
Que sont devenues les indemnités versées par l'Arabie saoudite à la France après la guerre du Golfe de 1991 ?

De :
AVIGOLFE

AVIGOLFE qui, vingt après la guerre du Golfe (16 janvier 1991) et dix ans après sa création et l'ouverture d'une instruction diligentée par la juge BERTELLA-GEFFROY, attend toujours de l'Etat français qu'il assume ses responsabilités envers les victimes civiles et militaires. L'association demande que soit mise en place une commission d'enquête parlementaire afin de faire toute la vérité sur l'affaire du détournement présumé des indemnités de la guerre du Golfe versée par l'Arabie saoudite. Il s'agirait de 3,5 milliards de dollars (valeur de 1991) qui ne serait jamais arrivés dans les caisses de l'Etat, selon l'informateur, Jean-Charles DUBOC, qui a transmis le dossier en janvier 1998 au ministère des Finances, ainsi qu'au TGI de Paris, aux termes de l'article 40 du Code de Procédure pénale.
Le 29 mars 2001, Jean-Charles DUBOC était entendu par la juge d'instruction Michèle VAUBAILLON, du Pôle financier du TGI de Paris.
Edouard Balladur aurait, selon Jean-Charles DUBOC, était informé de ce détournement par les autorités saoudiennes, alors qu'il était Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand.
Le 21 août 2001, Roseline BACHELOT, alors députée du Maine et Loire et présidente du groupe parlementaire France-Irak, écrivait à Jean-Charles DUBOC : "Vos informations proprement ahurissantes, mériteraient d'être mieux diffusées car, en ce domaine, règne une omerta qui contraste singulièrement avec".
Depuis, silence total.
Comme pour l'affaire Karachi, il pourrait s'agir d'un détournement d'argent public en toute impunité.
Nous estimons que le silence maintenu sur ce détournement de fonds publics se place dans le climat plus général de mensonge, de manipulation et d'abus du Secret-Défense. AVIGOLFE rappelle, à ce sujet, que 200 documents classés "secret-défense" concernant la guerre du Golfe et intéressant l'instruction judiciaire, ont été détruits. AVIGOLFE soutient toutes les propositions visant à faciliter l'accès à tout document d'intérêt public et/ou pouvant favoriser l'information et la défense des intérêts des citoyens.

Le Président
Hervé DESPLAT

Date :
02 septembre 2009

Objet :
Juge d'Instruction.

De :
AVIGOLFE

L'Association des Victimes Civiles et Militaires de la Guerre du Golfe et des Balkans se joint à tous ceux qui, en France, s'opposent à la suppression du Juge d'Instruction annoncée par le gouvernement.

En effet, dans le cas qui la concerne, c'est-à-dire des plaintes déposées en pénal par des anciens militaires ayant participé à la guerre du Golfe, en 1991, ou à celle des Balkans, en 1993, il est évident que seul un juge d'instruction indépendant peut mener une enquête à charge et à décharge comme la loi le lui impose. De juin 2000, date de la création d'AVIGOLFE à aujourd'hui, tous les gouvernements, tous les ministres de la Défense, quelle que soit leur appartenance politique, ont nié les faits invoqués, preuves à l'appui, par notre association, alors même qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et en Italie pour ce qui concerne les Balkans, ces mêmes faits ont finalement totalement ou partiellement été reconnus et les victimes prises en charge correctement et indemnisées. Quel procureur de la République mènerait une telle enquête touchant, en outre, au « secret défense » en toute indépendance ?

Par ailleurs, quelles que soient les conclusions de l'instruction en cours depuis 2001, les investigations approfondies faites par la juge d'instruction et ses collaborateurs feront l'objet d'un document archivé unique en France sur ces deux guerres. Il paraît évident, sur la base de cet exemple, que la suppression du juge d'instruction signifierait également la disparition d'un document d'une telle importance. A partir de son expérience, Avigolfe est en droit d'affirmer que le maintien du juge d'instruction est essentiel à la bonne marche de la justice et de la démocratie. Elle demande, en outre, au gouvernement, d'attribuer plus de moyens aux juges d'instruction afin d'accélérer le traitement des plaintes et de leur permettre d'aller au bout de leurs investigations en toute sérénité.

Le Président
Hervé DESPLAT

Date :
18 mai 2009

Objet :
Guerre du Golfe - Le Ministère de la Défense détruit 200 documents secret défense.

De :
AVIGOLFE

L'association AVIGOLFE, qui regroupe les victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe, a pris connaissance de la destruction par le ministère de la Défense de 200 documents classés "SECRET DÉFENSE" provenant des bases aériennes de RIYAD et Al AHSA. Que contenaient ces documents de si importants, alors même que l'instruction menée par la juge Marie-Odile-Bertella-Geffroy suite aux plaintes déposées par Avigolfe et certains vétérans français de la guerre du Golfe, est toujours en cours ? En mars 2009, la Commission Consultative du Secret de la Défense National a autorisé la dé-classification de 24 documents alors que Marie-Odile Bertella-Geffrroy, en sollicitait 154. Pourquoi ? AVIGOLFE rappelle l'article 413-10 du Code Pénal: « Est punie de 100 000 euros d'amende et sept ans d'emprisonnement, toute personne qui détruirait des documents…». L'association AVIGOLFE estime que la destruction des 200 documents représente une entrave à la bonne conduite de l'instruction, condamne de telles pratiques et s'étonne qu'elles soient toujours d'actualité en France.

AVIGOLFE et certains des plaignants envisagent de déposer une plainte. AVIGOLFE exige que soit votée, sans plus tarder, la loi pour la reconnaissance des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe et des Balkans, comme cela vient d'être le cas, 50 ans après, pour les victimes des essais nucléaires français.

Le Président
Hervé DESPLAT

Date :
28 novembre 2008

Objet :
Troisième bombe nucléaire ? Un ancien militaire français témoigne.

De :
AVIGOLFE

Philippe LAINE, adhérent de l'association AVIGOLFE et ancien militaire ayant participé à la guerre du Golfe en 1991, confirme les propos tenus par JIM BROWN, dans RAI NEWS 24 (ouvrir article). Cet ancien militaire américain accuse le Ministère de la Défense d'avoir utilisé une petite bombe nucléaire à pénétration de 5 Kilotonnes, en 1991, dans la zone de BASSORAH. Philippe Laine a participé à la guerre du Golfe en 1991 au sein de La Force Aérienne Stratégique comme personnel navigant, Escadron ERV01/93. Durant cette guerre, Philippe Laine a accompli plus de 100 heures de vol dans la région. C'est en effectuant une de ces missions, qu'il a vu une explosion formant un champignon s'élevant selon lui à un niveau 300, c'est à dire aux environs de 9 milles mètres.

Cette explosion est la plus importante qu'il lui a été donné de voir tout au long de sa carrière militaire. D'après lui, son avion se trouvait à une heure de vol de l'explosion qui provenait de la région de BASSORAH. Philippe LAINE est aujourd'hui âgé de 51 ans est atteint, de troubles cognitifs, de fibromyalgie ainsi que du Syndrome de Fatigue Chronique. Il a déposé une demande de pension militaire d'invalidité en 2002, qui a été rejetée, décision dont il a fait appel devant la Cour Régionale des Pensions Militaires d'Aix en Provence.Il souhaite aujourd'hui témoigner sur l'événement auquel il a assisté et précise qu'il n'a jamais pensé qu'il pouvait s'agir d'une explosion nucléaire. C'est pour cette raison qu'il a gardé le silence sur cet événement.Mais, le récent témoignage de JIM BROWN, les mensonges répétés du Ministère de la Défense ainsi que l'absence de reconnaissance du Ministère vis-à-vis de ceux qui ont servi leur pays avec courage, l'ont convaincus de témoigner.

AVIGOLFE
Le Président / Le Secrétaire Général
Hervé DESPLAT
Alain ACARIES
Pour Contact si besoin :
Maître Olivier QUEFNEAU (Avocat de M. LAINE) : 04.42.38.60.21
Philipe LAINE : 04.90.42.77.48
Avenue de Général de Gaule
13680 Lançon de Provence
Hervé DESPLAT

Date :
27 novembre 2008

Objet :
Il n'est jamais trop tard pour bien faire

De :
AVIGOLFE

Les vétérans des essais nucléaires français et leur association l'AVEN viennent d'obtenir, par la promulgation d'une loi, reconnaissance et réparation. Nous sommes heureux pour eux. Ils ont dignement servi la France en leur temps mais ils ont du se battre des années pour faire reconnaître leurs droits.

AVIGOLFE rassemblent les victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe (et des opérations de maintien de la paix dans les Balkans). Eux aussi ont répondu présent quand la nation a eu besoin d'eux. Beaucoup sont tombés malades à leur retour, certains sont décédés de cancers, leucémies ou lymphomes. L'association a fait le décompte macabre de 39 décès parmi ses adhérents, depuis le début de sa création en juin 2000 jusqu'au dernier en date en septembre 2008. Nous savons, par témoignage, que bien d'autres anciens militaires, non adhérents d'Avigolfe, sont également décédés. Nous souhaiterions que les autorités françaises aient le même courage vis-à-vis de ces laissés-pour compte !

D'autres pays ont déjà fait cette démarche ou s'apprêtent à le faire. Par exemple, aux USA, un nouveau rapport, TRES OFFICIEL, rendu public le 17 novembre dernier, reconnaît formellement l'existence d'un « syndrome de la guerre du Golfe ». L'Italie reconnaît et indemnise ses anciens casques bleus dont beaucoup sont décédés ou ont contracté des leucémies à cause de l'emploi des armes à l'uranium appauvri. La Belgique a formellement banni par une loi, l'usage de tout ce qui contient de l'uranium appauvri. Depuis 2007, de nombreux pays, inquiets des risques sanitaires et environnementaux découlant de l'usage de plus en plus répandu à travers le monde, d'armes à uranium appauvri, ont saisi l'organisation des nations unies sur ce sujet. Plusieurs résolutions ont déjà été approuvées à une large majorité, malheureusement la France a soit voté NON, s'est abtenue ou a refusé de prendre part au vote !

En France, après plusieurs dépôts de projet de loi qui auraient permis de refermer ce douloureux contentieux, le 22 juillet 2008, le projet n° 1069 a été enregistré à l ‘Assemblée Nationale. Son objet est : PROPOSITION DE LOI, relative à la reconnaissance des risques sanitaires auxquels ont été ou ont pu être exposés les civils et les militaires engagés dans la guerre du Golfe et les opérations militaires suivantes et à la responsabilité de l'État en la matière.

Le gouvernement français et les groupes parlementaires auront-ils enfin le courage d'approuver ce texte ou au moins de s'en inspirer pour que son inscription à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée Nationale soit effective. Cela permettrait, au moins, d'avoir un VRAI DEBAT sur le sujet.

L'association AVIGOLFE, va écrire à l'ensemble des Présidents de Groupe de l'Assemblée Nationale, ainsi qu'à tous les députés qui nous ont appuyés depuis ces dernières années pour qu'ils soutiennent cette proposition de loi au-delà des clivages politiques. Nous allons profiter également de ce courrier pour qu'ils questionnent le Ministère de la Défense sur les dernières révélations effectuées par JIM BROWN, vétéran américain de la 1er guerre du Golfe. Dans ses déclarations à la chaîne de télévision RAI NEW24, il affirme qu'une bombe nucléaire de 5 KT, à pénétration, a explosé en Irak près de BASSORAH, en 1991. Ces révélations sont confortées par le fait que le Centre International de Relevé Sismologique a bien enregistré un événement sismique d'une puissance correspondante aux 5 KT, dans cette région, aux date et heure indiquées par Jim BROWN. Le Ministère de la Défense américain, questionné sur le sujet, a répondu que seuls des armements conventionnels ont été utilisés. Pour expliquer la secousse sismique, le Ministère de la Défense américain déclare avoir bombardé la zone "seulement" avec une bombe à fragmentation "Blue 82". Pour info :La bombe BLUE 82 contient environ 6,8 tonnes d'explosif conventionnel. Soit 750 fois moins de puissance qu'une bombe nucléaire de 5 kilotonnes ( équivalent de 5000 tonnes de TNT). Il est grotesque de lui attribuer les mêmes effets sismiques…

AVIGOLFE
Le Président / Le Secrétaire Général
Hervé DESPLAT
Alain ACARIES
Pour Contact si besoin :
Hervé DESPLAT

Date :
18 novembre 2008

Objet :
Syndrome du Golfe bien réel.

De :
AVIGOLFE

AVIGOLFE, l'Association des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe vient de prendre connaissance de la dépêche de l'agence Reuters, datée du 17 novembre 2008, intitulée : Un rapport US confirme le « syndrome de la guerre du Golfe ».

Ce rapport établi par une commission à la demande du Congrès américain a été rendu public lundi et indique que cette affection touche plus de 175 000 anciens combattants américains de la guerre du Golfe de 1991. Ces anciens militaires souffrent de maux de tête persistants, de douleurs dans tout le corps, de troubles cognitifs, de fatigues inexpliquées, de démangeaisons, de diarrhées chroniques, de problèmes digestifs et respiratoires.

Les causes avancées, par les auteurs du rapport, pour expliquer tous ces symptômes, peuvent être de deux ordres : médicamenteux ( pyridostigmine, par exemple) et/ou à cause des pesticides largement employés pendant la guerre.

AVIGOLFE a toujours dit, depuis sa création, que les militaires et les civils français qui se trouvaient aux côtés des Américains avaient été soumis aux mêmes expositions. Parmi ses adhérents, beaucoup ont les mêmes symptômes. Cela a été dit et redit publiquement lors des travaux de la Mission d'Information Parlementaire.

AVIGOLFE a produit ensuite un rapport adressé à toutes les autorités françaises (Président de la République, Premier Ministre, etc. et les présidents des groupes parlementaires). Il y était mentionné que des adhérents ont ramené en France des plaquettes de Pyridostigmine qu'ils n'avaient pas utilisé ou qu'ils avaient refusé d'utiliser sur place, d'autres ont témoigné avoir pris du Virgil, pour d'autres de l'Ordinator, etc… et que dire des photographies qu'ils nous ont confiées. On peut voir que les campements et les alentours étaient copieusement traités par des insecticides, dont le Lindane, interdit en France. Les preuves ne manquent donc pas et pourtant les autorités françaises ont toujours refusé de les admettre comme preuves des maladies des anciens militaires et civils de ce conflit.

Pire, en novembre 2007, les dirigeants d'AVIGOLFE accompagnés de leurs avocats conseils, Dr Abraham BEHAR ont été reçus au Ministère de la Défense. Au cours de cette réunion, un certain nombre de questions précises ont été remises, par écrit, aux représentants du Ministre de la Défense. Une promesse de réponse écrite, dans le mois qui suivait, devait être adressée au Président d'AVIGOLFE.

Aucune réponse n'est parvenue jusqu'à ce jour, le Ministère refusant de répondre, prétextant que des plaintes en pénal sont en cours d'instruction. Une lettre ouverte a été adressée cette fois à Monsieur le Président de la République pour dénoncer cet état de fait inhabituel dans les relations que l'association avait eu jusqu'à cette date avec le Ministère de la Défense. Aucune réponse là encore !

Pire, un député a reçu une lettre du Ministère lui indiquant que les réponses aux questions avaient été fournies oralement lors de la réunion, CE QUI EST TOTALEMENT FAUX !

Pour conclure, AVIGOLFE rappelle :
1) Qu'aux USA ce ne sont pas 175 000 anciens militaires de la guerre du Golfe de 1991 qui sont malades mais plusieurs CENTAINES DE MILLE d'après les données qui nous ont été communiquées par des associations américaines ou confirmées par des documents officiels des autorités US.
2) Pas un mot n'est dit sur l'Uranium Appauvri (UA), dont nous savons maintenant, grâce à des études scientifiques sérieuses, tant en France qu'à l'étranger, qu'il provoque LES MEMES SYMPTOMES, plus les cancers, leucémies et lymphomes, tout en détruisant l'ADN. Ces études nous apprennent aussi que les reins, les poumons, le foie et bien d'autres organes sont gravement endommagés par l'UA MAIS C'EST LE CERVEAU qui est la cible première car les nanoparticules nocives empruntent le système nerveux central, détruisant ensuite des cellules dans des régions du cerveau.
3) Le rapport US intervient aussi, peu de temps après que Doug Rokke, ancien gradé de l'armée US, en charge de décontamination et de rapatriement de véhicules américains touchés par des « tirs amis », ait accordé un entretien, au journal Horizons et Débats, de Zurich, (Suisse). Il révèle l'existence d'un document secret : « le Memorandum de Los Alamos » qui stipule que toute personne responsable à quelque niveau que ce soit (fabrication, essais, responsable de décontamination, autorités médicales officielles) doit MENTIR pour que jamais il n'existe un document prouvant la dangerosité pour la santé et l'environnement, ce qui est le résultat de l'usage de ce type d'armes.
4) Depuis décembre 2007, 126 pays, (le groupe des non-alignés), s'inquiétant de l'usage de munitions à l'UA qui se généralise à travers le monde, ont saisi l'ONU de cette question, Ils ont fait voter des résolutions pour recueillir l'avis de TOUS les pays membres des Nations Unies et ont demandé que des études plus approfondies soient menées. En 2008, d'autres résolutions ont encore été soumises au vote. A chaque fois, la France a,. soit voté NON, soit s'est abstenue.

QUESTION FINALE : Jusqu'à quand cette attitude des autorités françaises va-t-elle perdurer ?

AVIGOLFE
Le Président / Le Secrétaire Général
Hervé DESPLAT
Alain ACARIES
Pour Contact si besoin :
Hervé DESPLAT

Date :
03 septembre 2008

Objet :
Guerre du Golfe, on continue de mourir

De :
AVIGOLFE

Il avait été un des premiers adhérents de l'Association des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe (AVIGOLFE), Yannick Morvan est décédé le 30 août, après dix-sept ans de souffrances. Mécanicien au sein de la Légion étrangère, il avait écrit en décembre 1991, depuis son camp dans le désert, « quand je vois ce qui se passe, je pense qu'on n' aura peut-être pas l'occasion de s'amuser encore très longtemps.. » Il n'a plus jamais eu l'occasion de s'amuser. D'hôpitaux en centres de santé, de psychiatres en spécialistes de toutes sortes, il a passé toutes ces années à souffrir dans son corps et dans sa tête. Durant l'offensive d'Al-Salman, objectif des troupes françaises, il était aux premières loges. "Nous étions très inquiets, témoignait-il auprès d'Avigolfe, car les deux Américains qui étaient avec nous pour faire la liaison avec l'aviation portaient toujours des masques de protection et des tenues spéciales ». Lui est ses camarades de combat n'en avaient pas. Comme d'autres, il a été exposé à des particules d'uranium issues des tirs d'obus flèches et de diverses munitions fabriquées avec ce métal. C'est lui qui a apporté les premières preuves que, contrairement à ce qu'affirmait le ministre de la Défense, Alain Richard, il avait reçu l'ordre dès le mois de janvier, d'absorber des pilules de pyridostigmine qu'il avait reçues dans son paquetage. Il a subi les cocktails de vaccination, s'est trouvé pris dans les alertes chimiques. La citation à l'ordre de la Division Daguet délivré par le général Roquejeoffre note : « S'est tout particulièrement distingué lors de l'offensive terrestre du 24 au 28 février 1991, en Irak, mettant à la disposition du régiment, dans une zone dangereuse, sous la menace chimique, tous les moyens techniques nécessaires à la progression rapide vers l'objectif." Parti en bonne santé en août 1990 dans le Golfe, il en revient malade comme d'autres anciens combattants français, américains ou britanniques.

En septembre 1993, Yannick Morvan est hospitalisé en psychiatrie à l'hôpital d'instruction des Armées A. Laveran. Le Professeur Junot note qu'il est suivi et pris en charge "suite à des événements survenus en opération en 1990-1991". Yannick Morvan s'est battu avec sa famille pendant dix-sept ans pour faire reconnaître ses droits, à lui comme aux autres, les ministres successifs ont répondu : "Le lien entre votre état de santé et votre présence sur le théâtre des opérations n'est pas établi". Comme 40 soldats français, décédés depuis leur retour du Golfe suite à des pathologies identiques à celles des vétérans américains ou britanniques, il s'est heurté au mépris des autorités françaises et aux mensonges d'Etat proférés par les différents ministres de la Défense.

Avigolfe a rencontré le 13 novembre 2007, des représentants du nouveau ministre, Hervé Morin. Nicolas Sarkozy avait écrit pendant sa campagne électorale, qu'il prêterait une oreille attentive à la question des victimes de la guerre du Golfe. Le 13 novembre 2007, les représentants d'Avigolfe assistés de leurs conseils juridiques et de spécialistes scientifiques, ont posé un certain nombre de questions. Il leur avait été signifié qu'on leur répondrait par écrit. Avigolfe attend toujours et désormais, on ne répond plus à ses appels téléphoniques au ministère. Le 23 mai 2008, dans un courrier adressé à Didier Migaud, Député de l'Isère et Président de la commission des Finances, de l'Economie et du Plan, Hervé Morin écrivait sans état d'âme : « Des réponses claires aux questions qu'ils nous avaient préalablement adressées, leur ont été apportées en séance, permettant ainsi un échange productif dans un climat de totale confiance. » Jusqu'alors, l'association avait eu droit à des réponses langue de bois, désormais nous sommes dans la fiction la plus totale.

L'instruction judiciaire diligentée par Madame Bertella-Geoffroy, suite aux plaintes déposées en pénal par un certain nombre de vétérans, est toujours en cours et sera encore longue. Les avocats des parties civiles ont demandé des contre-expertises compte-tenu de la légèreté avec laquelle les expertises judiciaires ont été effectuées.

AVIGOLFE
Le Président
Hervé DESPLAT
Pour Contact si besoin :
Hervé DESPLAT
Madame MORVAN Paulette: 01 48 11 96 15

Date :
12 mars 2007

Objet :
Du plutonium sur le Plateau d'Albion

De :
AVIGOLFE

Un rapport de l'Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants parvenu à l'association AVIGOLFE (Association des Victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe et des Balkans) révèle la présence de Césium 137 et de plutonium Pu239 sur les zones militaires de lancement du Plateau d'Albion. Transmis au ministre de la Défense le 29 juillet 1999, par le Directeur de la Stratégie Scientifique, J.L.Pasquier, ce rapport note en conclusion :

"(…) En ce qui concerne les analyses sur les échantillons prélevés, un léger marquage (traces) au Césium 137 et Plutonium 239 a été trouvé dans le sol et les végétaux. (…) Cependant, ce marquage, dont le niveau est normal pour la région, n'est pas lié à l'activité menée sur ces terrains mais a pour origine :

- d'une part les retombées de CS137 dues à l'accident de Tchernobyl
- d'autre part, les retombées de Pu 239 sur le sol suite aux tirs des essais atomiques aériens des années 60.
Les niveaux mesurés sont comparables avec ceux déjà constatés dans d'autres zones montagneuses de l'Est et du Sud-Est de la France".

Dans ce même courrier du 29 juillet 1999 au ministre de la Défense, J.L. Pasquier conclut : "Toutefois, je vous confirme qu'il n'y aurait que des avantages à procéder à des vérifications similaires sur les zones maintenues sous le contrôle de l'Etat et dans lesquelles le SPRA avait relevé des niveaux d'activité en plutonium supérieurs aux valeurs observées habituellement".
AVIGOLFE rappelle :
- que plateau d'Albion disposait avant sont désarmement de 18 zones de lancement de missiles atomiques.
- que le plutonium est un noyau radioactif artificiel, généré en abondance dans les réacteurs à partir de la capture d'un neutron par l'uranium-238. Brûlé dans certains réacteurs, en particulier dans les réacteurs à neutrons rapides, le plutonium a été recherché par les militaires pour des bombes atomiques. S'il n'est pas brûlé ou utilisé, il devient un déchet encombrant en raison de sa durée de vie et de la relative abondance de sa production. La période du plutonium-239 est de 24 000 ans. Comme tous les atomes lourds le plutonium est un poison. Son ingestion se fait par voies respiratoires plutôt que digestives. Il peut se fixer sur les os ou des organes comme le foie et les poumons avec une période biologique de plusieurs dizaines d'années.
Depuis plusieurs années, Leny PARIS, un ancien sous-officier de l'armée française basé en 1990 sur le Plateau d'Albion, atteint d'ostéoradionécrose (maladie des os liée à une exposition à des substances radioactives) se bat pour faire reconnaître sa maladie par le ministère de la Défense. AVIGOLFE soutient Leny PARIS dans son combat et appelle tous ceux qui pourraient se trouver dans son cas à se faire connaître auprès de l'association.

AVIGOLFE demande à madame la Ministre de la Défense de faire toute la lumière sur ces informations qui n'ont jamais été rendues publiques. Si les essais atomiques effectués dans le Sahara ont été suivis de retombées de plutonium 239 sur le territoire national et ailleurs, les Français doivent en être informés aujourd'hui en toute transparence.
Sur ces questions, comme sur celles qui concernent la reconnaissance des victimes de la guerre du Golfe et des Balkans, l'association AVIGOLFE s'est adressée par courrier aux candidats à la présidentielle afin de connaître leurs positions.
Elle rendra public leurs réponses.
Le Président
Hervé DESPLAT

Date :
14 Septembre 2006


Objet :
Le syndrome du Golfe : devant le Tribunal des pensions militaires de COLMAR.

De :
AVIGOLFE

Christian PRUD'HOMME, Ancien Combattant français de la première guerre du Golfe sera présent au Tribunal de Colmar le 15/09/06 à 14h30 pour entendre le jugement de son affaire.
Christian qui se bat depuis plus de quinze ans pour faire reconnaître que son état de santé est dû à sa présence pendant la guerre du Golfe. Il souffre actuellement : de douleurs musculaires, son système nerveux central est atteint, il a perdu le sens de l'orientation ainsi que la vue de l'oeil droit.
Dernièrement, en désespoir de cause Christian a entamé deux grèves de la faim pour que le ministère de la défense reconnaisse enfin la réalité toxique et radiologique de cette guerre et qu'il prenne les mesures qui s'imposent pour la reconnaissance d'un statut collectif des victimes françaises du syndrome de la guerre du Golfe.
Malgré un entretien accordé au Cabinet de Madame le Ministre de la Défense, aucune avancée n'est survenue à ce jour. Christian a décidé et quel que soit le jugement pris par le Tribunal des pensions militaires de Colmar de se rendre à la sortie du Tribunal, à l'Office National des Anciens Combattants de Colmar pour remettre l'intégralité de ses médailles militaires à savoir : Médaille de la défense nationale, commémoration Saoudienne, libération du Koweït, titre de reconnaissance de la Nation.
Christian explique ce geste hautement symbolique, par le fait que le ministère de la défense laisse l'ensemble des vétérans de la guerre du Golfe et des essais nucléaires français dans le dénuement le plus total, tant sur le plan de la reconnaissance et des soins, puisqu'il s'obstine à nier les risques auxquels ils ont été exposés depuis de trop nombreuses années.
Enfin, l'association AVIGOLFE ajoute que ce type de manifestation de mécontentement pourra se reproduire à l'avenir si aucune reconnaissance officielle de la réalité toxique et radiologique ainsi que ses conséquences sanitaires de cette guerre n'intervient.
Le Président
Hervé DESPLAT

Date :
17 Octobre 2003

Objet :
Entretien au ministere de la défense"

De :
AVIGOLFE

Télécharger le temoignage
L'association AVIGOLFE a été reçue le 16/09/03 au Ministère de la Défense. Avigolfe était représentée par Mr Hervé DESPLAT Président, Mr Alain ACARIES Secrétaire Général et Maître Guy PARIS Avocat de l'association. Le Ministère était représenté par Mr Michel LE DREN conseillé social auprès de Michèle ALLIOT-MARIE, assisté d'une dizaine de responsables, DICOD,SSA,Direction des pensions. L'objet de cette réunion était mon courrier du 21/04/03 à Madame la Ministre et un point sur la situation actuelle.

Sujets abordés :
1)Nombre de demandes de pensions depuis 2000 (pour le Golfe).
Réponse : une étude a été conduite en 2000, 200 demandes avaient été déposées.
Problème, un courrier de l'ex députée Michèle RIVASI qui avait rencontré l'ancien Ministre de la défense faisait état de 300 demandes (une vérification est en cours, nous attendons la réponse).

Pour les BALKANS.
317 pensions en paiement (6.6% pour maladies)

GOLFE.
117 pensions en paiement (17.7% pour maladies)

2) Demande d'élargissement de la présomption d'imputabilité.
La Mission Parlementaire d'information avait préconisé dans sa recommandation d'élargir le régime de présomption d'imputabilité par une nouvelle rédaction de l'article L3 du code des pensions. Suite à mon intervention auprès de Mr André SANTINI, Député des Hauts-de-Seine, m'a transmis la réponse écrite qui lui a été adressée par Madame la Ministre de la défense datée du 06/06/03. Je cite : "En tout état de cause soyez assuré que le gouvernement s'emploie à donner la meilleure suite aux dix propositions qui ont été formulées dans ce rapport".

3)demande d'une étude scientifique moderne de toutes disciplines.
Mr Gérard DUBRAC, Député du Gers m'a aussi transmis une réponse écrite, datée du 03/04/03 de madame la Ministre de la défense, je cite : "Les conclusions des travaux de l'enquête épidémiologique menée actuellement par le Professeur SALAMON et son équipe permettrons peut-être d'apporter une réponse partielle à cette question, sans que l'on puisse pour autant préjuger du résultat de ces études". AVIGOLFE ne pourra se contenter de résultat partiel et réitère ça demande d'une étude scientifique moderne de toutes disciplines.

BALKANS
Une étude réalisé par le service de Santé des Armées intitulé "Surveillance médicale des personnels ayant séjourné dans les Balkans", dont j'ai mis plus de deux ans à me procurer les résultats, a été soumis par AVIGOLFE à deux éminents épidémiologistes. "La différence entre le nombre total de cancers attendus (412) et observés (99), montre bien que leur population d'étude n'est pas représentative de grand chose ou il faudrait penser que les militaires présentent un risque de cancer 4 fois inférieur à la population générale". Le Ministère nous a aussi informé qu'une étude descriptive des cas d'Hémopathies survenus chez les militaires en activité sur une période de 5 ans de 2001 à 2005 est en cours, les résultats ne sont pas disponibles à ce jour et nous seront communiqués dès que possible. AVIGOLFE a aussi demandé les résultats de l'étude, sur les causes de décès des anciens militaires de la Guerre Golfe et des Balkans, menés conjointement par le S.S.A et l'Institut National de Veille Sanitaire dès qu'ils seront connus.

4) Principales détections d'agents chimiques du 17 au 24/01 1991 dans le Golfe.
AVIGOLFE possède un rapport intitulé "Enseignements tirés des opérations militaires françaises dans le golfe et relevant du domaine N.B.C". Je cite : "il n'y a jamais eu de tenue pour les gros pour les grands ; au bout de deux mois il n'y avait plus de rechange pour les gens de taille normale". Je cite : " d'une manière générale, le matériel N.B.C arrivant avec les unités en ARABIE SAOUDITE, n'était pas au niveau (cartouches HS ou cabossées, seringues périmés etc)". Dans mon courrier du 21/04/03, je citais le rapport James J. TUITE présenté au Sénat américain qui mentionne 15 détections d'agents chimiques avec présence de troupes françaises. L'ancien Ministre de la Défense Alain RICHARD, auditionné par la Mission Parlementaire d'Information reconnu 5 détections d'agents chimiques. Dans la réponse du Ministère de la Défense du 11/09/03 ont peu lire "si un des rapports TUITE mentionne effectivement des alertes chimiques détectés par les troupes françaises, en particulier pendant la période du 19 au 21/01/91, elles sont attribuées à la présence possible de concentrations très faible de toxiques résultant d'une pollution consécutive aux bombardements d'installation chimiques opérées par les forces coalisées à partir du 17/0191". Donc je peux conclure que le Ministère ne conteste pas le rapport TUITE et il faut alors parler de 15 détections chimiques au lieu de 5 en présence de troupes française. Aussi, dans la suite de ce courrier le Ministère affirme : "la vision américaine est largement dominée par destructions du dépôt de munitions de KHAMISIYAH et ses retombées sur leur dispositif tactique, mais qui ne peut être extrapolée aux troupes françaises en raison de leur éloignement". Faux, dans le rapport de la M.P.I à la page 131 on peut lire : "Au demeurant, les vents dominants, actifs pendant le conflit, rendent concevable le transport de produits toxiques très dilués à plusieurs centaines de Km, c'est à dire jusqu'en ARABIE SAOUDITE.Pour information AS SALMAN principale zone de stationnement après la guerre n'est distante que de 180 Km de se site".

5) Etablissement de Registre de Campagne (ERC)
Pendant cette réunion, j'ai demandé s'il existait bien, un registre E.R.C des relâchements spontanés du cou sur AS SALAMAN, le responsable du S.S.A me la tout simplement confirmé.

6) Une réponse qui c'est fait attendre.
De nombreux autres points ont été abordés lors de cet entrevu. Le Ministère m'a assuré qu'il se tiendrait à disposition de notre association pour une nouvelle rencontre, quand AVIGOLFE en ferait la demande et certains points feront l'objet de communication écrite. Je dois quand même souligner la lenteur avec laquelle le Ministère a traité nos demandes (courrier du 21/04/03 réponse le 11/09/03 grâce à plusieurs relances).

Le Président
Hervé DESPLAT

Haut de page
Accueil
L'association
Statuts
Composition
But et actions
Instruction pénale
Bon de soutien 2010
Comment adhérer ?
Les livres
Notre album photo

Données médicales
Synthèses
Pathologies
Les études
Recherches à effectuer

Documents
Présidentielles 2007
Assemblée Nationale
Document à télécharger
Les actualités
Communiqués de presse
Articles de presse
Courriers
Photos guerre des Balkans
Photos guerre du Golfe
Vidéos et audio

Divers
Les actions
Vos témoignages
Vos avis de recherche
U.A. - Eléments de débats
Liens
Contact


Association AVIGOLFE - contact@avigolfe.com
© Avigolfe 2017 - Conception site : Fabien Lacroix